Laytaza La comorienne
Dans Mon intime imaginaire,
Teinté d'un bel éclat lunaire,
Mawa comorienne de splendeur,
Tu t'épanouis, Beauté d'ailleurs.
Chaque nuit, de toi, je rêve. Femme,
Réservée et sublime par ton reflet
Tenant compagnie mon c½ur esseulé.
Les poètes sont épris de ton charme
Quand vient l'aube, tu t'effaces. Etoile,
Ton sourire comme une toile
Accroché au mur de mes jours
Panse les cicatrices de mes amours.
Ô Laytaza ! Enthousiasme, je te nomme.
Toi, majestueuse et humble de nature
Par ta lumière Ambrée d'azur
Attisant les c½urs des hommes.
Ton exotique parfum qui désarme
Embaume ces rimes qui m'amènent
Vers l'impensable qui m'enchaine
À ce rêve fou où mes bras t'acclament.
Je t'ai cueilli, fruit de ma passion
Qui par grâce germait hors-Saison.Laytaza !
Inassouvi, sans mots j'étais.
Et de suaves proses, tu m'as sustenté.
Laytaza quand je te perds,
Entre les ratures et les lignes
Je te donne un surcroît de vert
A l'espoir que cette effigie te soit digne
Me blâmeront-ils d'être surréaliste ?
Si j'ai foi qu'ailleurs tu existes.
J'irai, déambulant sur les ravins,
Priant que tu viennes mon legs divin.
Etalés sur la verdure insulaire
Sous ta voix que je songe d'écouter
Quiets, mirons le ciel bleuté
De nos iles. Nos espoirs orneront l'air.
Laytaza, quand en manque de présence
Mon c½ur douloureusement palpite,
J'aiguise les rimes suivant ta silhouette
Pour alléger le poids de mes carences
Je fuirais vide et décombre
Pour choir au seuil de ton amour.
Afin d'échapper à ces ombres
Qui t'éloignent du Troubadour
Toi, comorienne de lueur, par la mer
A la nage, oubliant soif, je viendrai
Sans bouée, Béat comme en croisière
Semer la rose absente à ton jardin secret
Sofa de mes méridiennes, mon rayon
Je t'ai rendu Exquise, par le crayon
Daigne mes rêves de poètes pousser
Par ton regard qui fait trémousser.
J'ai bu l'élixir de ton charme
Lénitif contre mes névroses
Que je n'ai pu perler à petite dose
Ô fille de la lune, fruit d'un calame
Beau refuge contre mes drames.